J’ai pu croiser deux fois le père des renardeaux (à ceux qui pensent que c’est faire de l’anthropomorphisme que de désigner le renard mâle comme père je leur dirais d’aller bien observer ces animaux, car pour moi ils ont des comportements avérés de parents et bien plus parfois que certains humains….).

Le voici ce beau rougeoyant comme je le nomme. Vaillant et attentionné avec ses petits (je l’ai observé veiller sur eux). Je suis honnête et vous confie que j’ai fait une erreur de distance à un moment pensant que le terrier était plus éloigné alors qu’il était en fait assez proche de moi. Le renard m’a donc repéré une fois quand il était avec les renardeaux. Il a alarmé la mère qui devait être plus loin en recherche de nourriture, par plusieurs cris. Cela peut paraître bête mais j’ai tenté une communication par quelques petits cris bruits, ce qui l’a intrigué, il a arrêté ses cris d’alerte et m’a observé en silence, puis s’est même apaisé, assis puis allongé. Quand il s’est un peu éloigné je suis partie en douce pliée, pour ne pas me mettre debout et que ma silhouette d’humaine le trouble encore plus (car je ne pense pas qu’il m’est vraiment reconnue en tant qu’humaine sur le moment, mais plutôt en tant que présence inhabituelle à cet endroit). De loin je l’ai vu venir où j’étais pour renifler et il est reparti dans un champ en quête de nourriture.

Après cette aventure et mésaventure je suis restée encore un peu traumatisée, car je ne supporte pas de déranger la faune…J’ai appris de mon erreur: plus de prudence et plus de réflexion sur la configuration des lieux etc.

Hier lors de ma longue marche, j’ai revu ce père renard (mais à un autre endroit), il ne m’a pas vu, il vaquait à sa mission de nourrissage. Les renards ont un rôle très important car ils régulent les populations de rongeurs et sont donc des alliés des campagnes et des acteurs indispensables à l’équilibre de la Nature…Il serait temps qu’ils soient reconnus et respectés au lieu d’être mal connus, mal aimés et massacrés…

Plus tard, en rentrant vers chez moi j’ai pu, grâce à mon voisin agriculteur qui m’a fait monter dans la pelle arrière de son tracteur car il voulait me montrer ce qu’il avait vu, observer une biche. Ces biches ne sont pas dérangées par les engins agricoles tellement elles en ont l’habitude. Elle n’a pas bronché pendant que j’étais dans le tracteur, et dès que je suis descendue, car mon voisin devait continuer ses occupations, elle a filé un peu plus loin. Elle identifie vraiment la posture debout humanoïde (sûrement à cause des souvenirs de chasseurs…) comme une menace tandis que le tracteur n’est pas associé à un danger pour elle.

Un lièvre dans son pré, une femelle tarier pâtre et un merle à la nuit tombante sur un fil du hameau ont été mes compagnons de retour :).

 

 

 

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